Céline et Clément sur la ligne d'arrivée improvisée
On a atteint le Nord !
Nous nous mettons en quête de bonne pitance pour un vrai repas comme nous n’en avons pas fait depuis longtemps. Un restaurant dit « du GR20 » annonce des prix qui ressemblent effectivement à ceux pratiqués dans les refuges… Une mise en bouche pour habituer les futurs GRistes. Une dizaine de mètres en dessous, nous sommes attirés par une formule à 15€ combinant assiette de charcuterie-crudités avec un dessert de salade de fruits. Le resto ne paye pas de mine, mais une procession de recommandation du Routard et du Lonely nous mettent en confiance. Nous ne seront pas déçus par la superbe terrasse sous les oliviers et les figuiers. Douce brise, fraîcheur sous la tonnelle. On nous amène des assiettes très colorées et généreusement garnies de rôti, saucissons, cornichon, Lonzo, et de salade de tomates avec sa chantilly de chèvre. Comme à son habitude, Clément fond sur le pain. Plus étonnant, Nicolas ne laisse pas au beurre le temps de fondre. Le repas est joyeux.
 
Le moment des adieux arrive. On promet de se revoir bientôt. Peut-être pour de nouvelles aventures.
 
Bilan après quelques semaines : le fait d’avoir fait le GR20 dans son intégralité et sans casse a boosté notre confiance en nous. Au niveau physique, nous aura laissé un temps quelques séquelles aux chevilles et aux genoux. Mais ce qu’on retiendra de cette expérience, c’est principalement l’occasion donné par le GR de pouvoir complètement se déconnecter de la vie quotidienne, de se laisser aller à ne rien faire après 6h de marche, et ce, sans mauvaise conscience. Contemplation. Relaxation. Bonheur.
Nous courons sur les sentiers qui nous permettrons de rallier au plus vite la boulangerie la plus proche. Nous arrivons en vue du clocher de Calenzana. Nous dépassons à la faveur d’une pause pâte de fruits Clément et Céline. Nous croisons, au passage, le départ du chemin Mare a Mare nord. Nous courons sur les dernières centaines de mètres qui nous séparent de la ligne d’arrivée. Le panneau qui annonce le départ du GR20 aux nordiste est en vue. Jubilation !!! Nous avons parcouru les 220km et les 15 000m de dénivelé du GR dans les temps impartis. Un groupe de personnes assises sur un muret au niveau du panneau de départ duGR 20 nous félicitent. Elles nous prennent en photo devant le fameux panneau. Nous profitons de notre avance pour tendre avec notre corde à linge, une ligne d’arrivée à Clément et Céline qui finissent le GR sous un tonnerre d’applaudissements. Après une courte séance photo, nous nous mettons en recherche d’une boulangerie et d’une terrasse pour satisfaire notre instincts. Dans une ruelle, nous achetons les derniers croissants et pains au chocolat de la petite boulangerie : 0,85€ la pièce, ça nous change des prix pratiqués sur le GR.
Nous nous installons à une terrasse au centre du village. Céline commande un Magnum au chocolat et un jus de fruit. Clément un Coca-Cola avec une tranche de citron, s’il vous plaît…Nous sommes un peu déboussolés par cette arrivée rapide. Céline trouve que les passants sentent bons et qu’ils ont l’air très propres. Un homme à la table voisine vient nous interroger sur le GR ; cela fait des années qu’il voudrait se lancer. Nous sommes vachement fiers…Il accepte de prendre quelques photos de randonneurs victorieux. 
GR 20 - Juin 2011
Jour 15 (dimanche 03.07.2011): Orto di Piobbu- Calenzana
Temps théorique: 5h00 ; Temps effectif :4 h10
 
Dernier jour, dernière descente, dernière réserve de bouffe. Nous déjeunons de Canistrellis, de café et de thé. Le petit déj du refuge nous aurait bien tenté mais à 10€ la tranche de cake et les deux tranches de pain dur, ça fait un peu cher. Peu importe, aujourd’hui nous descendons dans la plaine et fêterons notre retour à la civilisation par une orgie de viennoiseries. Il fait grand beau et les nuages qui bouchaient la vue hier se sont dissipés. Dernier démontage de la tente sur le GR20. La préparation du matin a atteint un optimum.
Nous traversons d’abord, presque à plat, le cirque avec vue sur le refuge avant d’atteindre un col avec vue sur Calvi. Nous descendons ensuite par des passages abruptes.  Facile ni en montée, ni en descente. Après un passage dans une pinède, nous accédons à un col ou nous rencontrons nos premiers nordistes de la journée. Pour eux, c’est la première pause du GR, pour nous la dernière. Elle sera courte parce que nous n’avons absolument plus rien à manger. Nous continuons donc notre descente, de plus en plus rapidement. C’est l’appel de l’écurie, l’empressement de satisfaire des envies «croissantes». Un des groupes de Nordistes croisé sur le chemin nous demande d’où on vient, pourquoi on a fait le GR dans ce sens…Les gens restent bouche bée devant les arguments qu’on leur envoie d’un trait (on commence à avoir de l’entrainement). On a l’impression de jeter le doute dans certains esprits.
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